Toutes et tous le samedi 28 février 2015  à Fontaine (38)

salle Edmond Vigne de 9 h à 22 heures.

(juste à côté de Grenoble)

Organisé par le mensuel les Zindigné(e)s et la ville de Fontaine (Isère)

Vous pouvez être hébergé gratuitement chez l'habitant... Voir le site www.desobeissance.net

IVe Forum national de la désobéissance citoyenne

A quoi rêvent les milieux populaires ?
Villes populaires/cultures populaires/politiques populaires

Programme du forum national de la désobéissance

Ouverture des portes dès 9 heures


8 h00 - 9 h 30 : Petit déjeuner à la buvette des Zindigné(e)s et visite du village associatif

9h30 - 9h40 : Jean-Paul Trovero, Maire de Fontaine
  9h40 - 9h50 : Paul Ariès, directeur de la rédaction des Z'indigné(e)s
  9h50 -10h00 : Michel Lepesant : le mépris et la haine des milieux populaires 10h00 -10h10 : Thierry Brugvin (scientifique ATTAC) : la créativité populaire
10h10 -10h20 : Pierre Zarka (OMOS) : A quoi rêvent les milieux populaires.
10h20 -10h30 : (Collectif habit Centre Ancien) : Réaction face à des incivilités.
10h30 -10h50 : Echanges avec le public
10h50 -11h00 : Animation de la Ligue d'improvisation de l'Isère.
11h00 -11h20 :
Pause gourmande. Visite du quartier associatif désobéissant
11h20 -11h30 : Germain  “Emmaüs Lescar/Pau“ : dignité et culture ouvrière
11h30 -11h40 : Refuser le gaspillage organisé. Association la clef des champs
11h40 -11h50 : Au Maroc, la double peine des victimes du microcrédit
11h50 -12h10 : Echanges avec le public

12h10 -14h00 : Pause de midi

14h00 -14h10 : Nicolas Berthomeau (ATTAC) : quelle éducation populaire ?

14h10 -14h20 : Association « Frères d’avenir »

14h20 -14h30 : Vichérat (Utopia) : les médias et les milieux populaires

14h30- 14h50 :  B. Cialdella : Collectif gratuité dans les transports publics

14h50 -15h10 : Echanges avec le public

15h10 -15h20 :  Nicolas Sersiron (CADTM) : les milieux populaires vus du Sud

15h20 -15h30 : Josep M Navarro : La désobéissance Catalane

15h30 -15h50 : Myriam Michel (OCU) : migrants et passeport universel

15h50 -16h10 : Echanges avec le public

16h10 -16h20 : Animation.Heiko Buchhollz “Un euros de fait pas le printemps“

16h20 -16h50 : Pause gourmande

16h50 -17h15 : Table ronde animée par le Cidefe : Conquérir/conserver des villes populaires.

17h15 -17h40 : Conclusions : Paul Ariès et Jean-Paul Trovero

17h40 -18h00 : Animation avec la Ligue d'improvisation de l'Isère.

18h00 : Fin du forum

18h00 -19h00 : Prolongement discussions, échanges dans le quartier associatif

19h00 : Banquet désobéissant (associations locales)
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19h15 : Interventions artistiques
 

Fin de la journée : 22 heures

 

Le village associatif hébergera une trentaine de stands  

mensuel les Zindigné(e)s, OIG (Observatoire International de la Gratuité)
Confédération paysanne, RESF (réseau éducation sans frontières, ATTAC
MOC (mouvement des objecteurs de croissance), CETIM (centre Europe tiers monde), ZAD center parcs, collectif Notre dame des Landes, NPA, Coordination des opposants au LGV Lyon/Turin, Coordination anti-gaz de schiste no gazaran, Golias (cathos de gauche), Utopia, collectif national contre les GPII (barrage de Sivens), CADTM, Parti de gauche, Ensemble/front de gauche, OMOS, ACU, Le kiosque / Service jeunesse, Les passeurs, Emmaüs, les Amis du TA, La serre à Orgueil, Les Centres sociaux, Jeunesse communiste, Frères d’avenir, Collectif pour la gratuité des transports, etc.

 

A l'occasion du IVe Forum deux nouveaux livres :

le livre avec l'ensemble des interventions (éditions Golias)  Le nouveau livre de Paul Ariès (éditions Utopia) 

 

 

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Jean-Paul TROVERO, Maire de Fontaine

Paul ARIES, directeur du mensuel les Z’indigné(e )s

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A quoi rêvent les milieux populaires

Cultures populaires/Villes populaires/politiques populaires

 

Nous sommes 99 % de la population à vivre très loin des clichés

de ce que serait une « vie bonne » selon les médias dominants.

Nous sommes 99 % à ne pas rêver de gagner des millions d’euros.

Nous voulons simplement bien vivre dans le respect des autres et de la planète.

Assez de l’ignorance et du détournement de nos rêves !

Non les milieux populaires ne sont pas des riches auxquels il ne manquerait que l’argent !

Non les milieux populaires ne se définissent pas seulement en termes de manque !
Nous avons une autre richesse, d’autres façons de vivre, d’autres cultures.
Nous entretenons d’autres rapports au temps, à l’espace, aux autres et à nous-mêmes.

Assez de la stigmatisation des milieux populaires et des gens ordinaires !
Nous avons droit aussi à la dignité et à la reconnaissance.

Le poète Rimbaud disait déjà au 19e siècle qu’il fallait redevenir des voyants.
Le IVe Forum national de la désobéissance co-organisé à Fontaine (Isère)

le samedi 28 février 2015

par la municipalité et le mensuel les Z’indigné€s (ex-le sarkophage)

entend rendre visible l’invisible en témoignant de la vivacité des cultures populaires.

Nous voulons faire de notre diversité notre richesse.

Richesses de nos cultures de métiers, de nos milieux professionnels.
Richesse de nos luttes et de nos organisations.

Richesses de nos cultures issues des différentes immigrations.

Notre première richesse c’est déjà de croire qu’un autre monde est possible.
C’est de conjuguer l’Utopie au présent et de façon concrète.
Notre première richesse ce sont aussi les biens communs et les services publics.
Oui, nous voulons vivre nos rêves en défendant des services publics de proximité.
Oui, nous voulons vivre nos rêves en revendiquant la gratuité des transports en commun.

Notre première richesse c’est tout ces « communs » que nous construisons entre nous.

Ce IVe Forum national de la désobéissance est la vôtre.

Nous accueillerons ce samedi 28 février 2015 à Fontaine

des personnes venues de toute la France et de l’étranger.
Nous les accueillerons déjà pour partager avec elles nos expériences.

Il y a beaucoup à partager autour de notre Carnaval, grand moment de création de lien social et de créativité, il y a beaucoup à partager autour de nos combats pour défendre la ligne de bus N° 26 et notre bureau de poste, il y a beaucoup à partager avec nos centres sociaux, notre MJC, notre maison municipale de la santé, nos écoles et collèges, nos jardins partagés, etc. Nous ne voulons pas seulement croire en des lendemains qui chantent mais chanter au présent en écoutant ce que les gens d’ici et d’ailleurs disent.

Nous les accueillerons aussi pour partager avec elle notre soif de résistance.
Résistance d’hier, d’aujourd’hui, de demain.

Ce IVe Forum national de la désobéissance comprendra quatre grands moments :

Un moment de conférences et de débats avec des personnalités nationales

Un grand village associatif avec vos associations, syndicats, partis, réseaux…

pour se découvrir et partager vos luttes, vos propositions et vos rêves

Le soir, un banquet désobéissant sur le modèle des banquets républicains

Le vendredi soir....

Un spectacle avec la Compagnie Canaille…

animation des forums Simon Lecomte

 

Octobre 2013 :

Succès du 3e Forum national !

 

Déclaration conjointe de Paul Ariès et René Balme, Maire de Grigny
Notre 3e Forum national a connu un franc succès !
Même la presse locale a du reconnaitre la mobilisation.
Nous mettrons bientôt en ligne des vidéos de la journée.
La Radio belge était présente ainsi qu'une TV espagnole.
Daniel Mermet a parlé de notre Forum dans son émission.
Nous n'avons jamais eu autant de mouvements partenaires.
Les débats ont été riches malgré un temps de discussion trop réduit.... Nous réflechissons à la meilleure organisation future.
René Balme et Paul Aries ont donné rendez-vous à toutes et tous pour le 4e Forum en octobre 2014.
Les citoyens présents ont adopté à main levée la déclaration suivante. Nous allons la proposer aux signataires de maires, d'élus, de citoyens.

Non à la métropolisation !
Non à la « Monstruopolisation » !

Nous avons appris au 20e siècle que rien n’est possible si les citoyens n’agissent pas d’abord eux-mêmes ! Conséquence : un des premières missions du politique du point de vue de l’émancipation c’est de libérer des territoires pour permettre des initiatives, pour permettre des expérimentations. Nos adversaires le savent qui n’ont de cesse d’empêcher les gens de rêver, de penser, d’agir. Nous en avons une preuve supplémentaire avec la détestable loi sur la métropolisation… monstruopolisation. Métropolisation ardemment voulue par N. Sarkozy mais organisée et imposée par F. Hollande ! Nous combattrons cette métropolisation, souhaitée par l’Europe libérale, pour déjà trois grandes raisons.
Nous combattrons déjà la métropolisation parce qu’elle représente une accélération dans le conception capitaliste de la ville, une ville qui n’est plus d’abord un lieu de vie, de travail, d’échange, de loisirs, mais un territoire mis en concurrence avec d’autres territoires dans le cadre d’une pure logique économique, une ville soumise au Citybranding, au Citymarketing, soumise à l’argent. L'enjeu de la métropolisation est bien d'adapter l'espace urbain aux besoins des marchés financiers et au capitalisme vert d'où la frénésie de Grands Projets Inutiles Imposés (GPII), les centres de congrès internationaux, les méga-centres commerciaux, les supermarchés du cinéma, la wifisation de l'espace public, les complexes d'affaires, les hôtels « grand luxe », les résidences « grand luxe », les boutiques de luxe, etc. C’est aussi, une volonté forte de la part du capital de retirer tout pouvoir de décision aux élus locaux et aux maires en particulier en instaurant une véritable gouvernance administrative technocratique et économique qui n'aura de compte a rendre à personne et surtout pas aux citoyens-électeurs.
La première mission des technocrates de la métropolisation, qui ont pensé cette guerre des métropoles entre elles, fut d’identifier les « chefs de file » (sic) de cette « modernisation » (sic), ces aires urbaines de plus de 100 000 habitants où vivent déjà plus de 60 % de la population. La principale force de frappe livrée par la France à L’Europe est constituée de trois métropoles Celle de Paris qui avec 11 millions d’habitants fait l’objet de toutes les attentions puisqu’elle compte 8 des 71 pôles de compétitivité labellisés en France dont 3 des 7 pôles mondiaux. Il s’agit bien sûr d’accroitre plus encore ce gigantisme. Trois scénarii avaient été retenus pour cela : le premier baptisé « la marguerite » n’était que l’importation du modèle Londonien ; le deuxième qualifié d’Haussmann II (du nom du destructeur du Paris populaire) reprenait le modèle d’Amsterdam, le dernier baptisé « métropolis » est finalement la transposition du modèle new-yorkais… Lyon-Métropole avec ses 2,1 millions d’habitants et Aix/Marseille/Provence avec ses 1,5 millions d’habitants viendraient compléter cette machine de guerre urbano-économique… Exit la diversité de nos territoires, de nos villes, de nos villages. Exit l’histoire nationale.
Nous combattrons aussi la métropolisation car elle éloigne davantage l’élu des citoyens électeurs au moment même où la montée des extrêmes droite, la violence des crises économiques, sociales, écologiques impose « plus de démocratie » et non pas « moins de démocratie », au moment aussi où la population, notamment les milieux populaires, aspire à une démocratie réelle participative. La démocratie est toujours une affaire de choix de territoires : ce n’est ainsi pas par hasard que la Révolution française a du inventer ses propres territoires contre ceux de l’Ancien régime ! Les grands-prêtres de la métropolisation le clament eux aussi haut et fort : en « débordant » (sic) les territoires actuels, jugés trop étriqués pour mener victorieusement la guerre économique, il s’agit en fait de déborder « le principe de gouvernement » au profit de la « gouvernance territoriale »… Cette « gouvernance territoriale » ne reposerait plus sur une relation de proximité (géographique et institutionnelle), garante d’une démocratie réelle, mais sur le choix de favoriser les «  acteurs non gouvernementaux » (sic) parmi lesquels les associations, partis et syndicats pèseraient bien peu au regard du poids des grandes firmes économiques. Ce choix ouvertement anti-démocratique est camouflé derrière celui du « software » (en fait la domination des acteurs privés dissimulés sous des partenariats privé/public) contre le « hardware » (le pouvoir des citoyens et de leurs représentants). Nous appelons la population à se méfier de cette langue de bois libéral-libertaire qui lorsqu’il parle de remettre en cause « l’hégémonie du gouvernement » (sic) vise, en fait, à asseoir davantage encore la toute-puissance de l’oligarchie économique et financière et de ceux qui la servent fidèlement. On avait pu reprocher jadis aux lois de décentralisation de 1982, mises en place par la gauche, d’avoir renforcé les oligarchies locales, faute d’avoir démocratisé d’abord les institutions avant de transférer les pouvoirs aux élus locaux, mais cette nouvelle loi de métropolisation vise ouvertement une remise en cause de la démocratie politique. La réformette de Marilyse Lebranchu, voulue par EELV, qui vise à faire élire au « suffrage universel direct »  la moitié des élus qui siègeront dans les métropoles constitue un simple gadget incapable de changer vraiment les rapports de force. On relèvera cependant que Carlos Da Silva, député de l'Essonne, proche de Manuel Valls a voté contre cet amendement… pourtant bien peu révolutionnaire.

Nous combattrons enfin la métropolisation parce qu’elle constitue une machine de guerre contre les expérimentations locales dont le principe est pourtant reconnu dans la Constitution française (Article 37-1) depuis la réforme du 28 mars 2003. Ces expérimentations sont d’autant plus nécessaires aujourd’hui que nous subissons une série de crise économique, sociale, écologique, etc. Le coût de la métropolisation se paiera très vite notamment par les gens les plus modestes. Ainsi une des premières mesures de la Métropole marseillaise serait de supprimer, par souci d’égalité de traitement (sic), la gratuité des transports en commun urbains instaurée à Aubagne/l’Etoile. Ailleurs ce sera la gestion en régie municipale des services publics qui sera menacée.

Nous, citoyenNEs et éluEs, appelons à combattre la métropolisation.
Pour défendre des territoires, villes et villages, qui ne soient pas soumis à la jungle économique !
Pour défendre la démocratie de proximité, pour défendre le droit aux expérimentations
Faisons de ce combat un temps fort des campagnes électorales de 2014 !

 

 

 

 

Retrouvez sur ce site les photos et vidéos de cette journée